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33 éme Numéro |
PROGRAMME
DE DONATION DE MECTIZAN |
2004 | |
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31ème réunion du Comité d'Experts du Mectizan/de Coordination AlbendazoleLa 31ème réunion du Comité d'Experts du Mectizan/de
Coordination Albendazole Filariose lymphatiqueLes directeurs nationaux des Programmes d'Élimination de la Filariose Lymphatique (PELF) du Burkina Faso, du Ghana et de l'Ouganda ont discuté de considérations d'ordre stratégique dans le cadre des PELF en Afrique. Les trois programmes ont tous achevé des progrès tout à fait satisfaisants dans le cadre de la distribution de masse du Mectizan et de l'albendazole, avec des taux de couverture de 70 à 75% de la population totale visée. Des programmes de prévention des handicaps liés à la FL ont été démarrés mais ne sont pas aussi étendus que les distributions de masse de médicaments. Les directeurs des trois programmes ont cité des limites financières ralentissant l'expansion des programmes et l'atteinte de l'objectif d'élimination de la FL dans les temps comme étant le principal défi auquel leur programme se voit confronté. De façon plus générale, ils ont également signalé le besoin urgent pour un financement dans tous les pays qui ont démarré des programmes d'élimination de la FL ainsi que dans les pays qui désirent lancer de tels programmes. Les participants, inquiets du manque de ressources financières extérieures pour l'élimination de la FL, ont recommandé que des méchanismes de mobilisation de ressources pour financer de tels programmes, notamment en Afrique soient étudiés au plus tôt. Des ressources sont également nécessaires pour couvrir l'achat de cartes immunochromatographiques (ICT) permettant de commencer la cartographie. Le développement d'un outil alternatif d'évaluation épidémiologique de la FL doit également être pris en considération. L'intégration et le maintien de programmes de lutte contre la maladie a également été au centre des discussions. Des présentations sur les progrès accomplis en vue d'intégrer les PELF au Burkina Faso, au Ghana et en Ouganda dans d'autres programmes tels que ceux du contrôle de l'onchocercose, de schistosomiase, le programme intitulé " Roll Back Malaria " ont permis d'illustrer ce sujet. Les participants ont conclu que l'intégration était vitale au maintien en cautionnant toutefois que les stratégies d'intégration doivent être tempérées en fonction du besoin d'expansion rapide et de couverture élevée critique au succès des PELF. Les activités actuelles d'intégration au niveau communautaire et de district ont été reconnues comme étant une réussite. Bien qu'il existe de bons exemples de coordination au niveau national, une intégration plus importante tant au niveau national qu'international reste nécessaire. La veille de la réunion MEC/AC, les membres du Programme spécial de l'OMS pour la recherche et la formation en maladies tropicales (TDR, Research and Training in Tropical Diseases) ont tenu une délibération au siège social de Merck afin de discuter des questions de sûreté liées à l'administration d'ivermectine et d'albendazole dans le cadre de programmes d'élimination de la FL dans des régions endémiques à la loase. Après avoir étudié les données disponibles, les participants ont rédigé un plan de recherche afin d'adresser les questions de sûreté. Cette recherche sera menée par le TDR en collaboration avec toutes les parties intéressées. Le plan et d'autres conclusions et recommandations discutées durant la délibération ont été présentées puis approuvées par le MEC/AC. OnchocercoseLe TDR a informé les participants que la technique d'évaluation rapide pour la prévalence communautaire au L. loa (RAPLOA, Rapid Assessment technique for community Prevalence of L. loa) est désormais validée pour un usage au Cameroun et au Nigeria. La validation dans d'autres pays se terminera en février 2004. Il est espéré que la technique sera alors disponible pour un usage étendu afin d'identifier des zones à haut risque d'effets secondaires graves associés au L. loa, qui entraînent des troubles du système nerveux central suite à un traitement au Mectizan. Il a également été reporté que le travail de recherche pour des médicaments macrofilaricidaux pour traiter l'onchocercose et la FL est actuellemt en cours. Les membres ont également discuté du besoin de réviser les directives actuelles du MEC/Comité de conseil technique pour le traitement au Mectizan dans des régions endémiques au L. loa. Cette discussion s'est fondée sur des informations fournnies par un groupe de travail informel qui a étudié les directives au siège social de Merck, à la veille de la réunion du MEC/AC. Après une étude plus approfondie et après en avoir discuté, le MEC a approuvé les conclusions et les recommandations du groupe de travail. Les directives devraient être modifiées afin de : 1) Mettre en valeur le besoin d'utiliser une carte d'endémicité au L. loa la plus à jour qui soit, en fonction de données de détection à distance et de prévalence, lors de la prise de décision pour des traitements de masse au Mectizan. 2) Discontinuer l'évaluation épidémiologique rapide (REA, Rapid Epidemiological Assessment), communauté par communauté, utilisée pour exclure du traitement de masse au Mectizan des communautés hypo-endémiques à l'onchocercose dans des régions endémiques à la loase car les avantages offerts par le traitement étaient inférieurs aux risques de troubles du système nerveux central associés au L. loa suite au traitement. Les décisions en ce qui concerne les stratégie de traitement de masse doivent être basées en fonction du risque élevé d'endémicité au L. loa comme déterminé par la carte d'endémicité au L. loa mentionnée précédemment. 3) Joindre en annexe les directives sur la prise en charge clinique des cas d'encéphalopathie. La prise de décision quant à l'arrêt d'un traitement pour lutter contre l'onchocercose en Afrique a constitué un autre sujet important de discussion lors de la réunion. Des paramètres opérationnels épidémiologiques, parasitologiques et entomologiques afin de définir l'accomplissement et le maintien de l'élimination de l'onchocercose en tant que problème de santé publique (en présence d'un éventuel faible niveau de transmission du parasite) n'ont pas encore été définis et nécessitent une investigation urgente. Il existe une possibilité de poursuivre le suivi de l'impact de traitements au Mectizan annuels ou bi-annuels pour au moins 10 années dans le cadre de l'ancien Programme de contrôle de l'onchocercose (OCP, Onchocerciasis Control Program) en Afrique de l'Ouest mais les fonds ne sont pas encore disponibles. Le MEC reconnaît l'importance de ce travail et a accepté d'aider le TDR dans la recherche des fonds nécessaires pour cette recherche vitale en collaboration avec d'autres parties. Finalement, il a été remarqué que tous les pays endémiques en Amérique latine traitent les patients au Mectizan tous les six mois et ont atteint une couverture supérieure à 85% dans chacun des six pays durant le premier cycle de traitement en 2003. Une recherche opérationnelle est prévue en Amérique latine afin de déterminer si un traitement de l'onchocercose au Mectizan tous les 3 mois peut permettre de réduire la durée du traitement de masse afin d'éliminer la transmission dans les Amériques. La prochaine réunion du MEC/AC aura lieu en avril 2004, à
Atlanta, Géorgie, États-Unis. | ||